L'iconographie de la boxe qui nous a servi à décrire les différentes passes entre nous et la Ville ces dernières années seraient à nouveau d'actualité ces temps-ci.
Les évènements d'aujourd'hui en sont restés à des démonstrations de jeu de jambes. Un pas à gauche, deux pas à droite, un pas en avant, deux pas en arrière.
Ce matin, à 8h30, la camionnette d'une entreprise s'est garée devant la maison, avec pour mission de la murer.
Crochet du gauche.
Nous avons préféré ne pas mettre en branle la chaîne téléphonique, habitués aux couacs de la part de notre adversaire : peut-être s'agissait-il d'une étape que nous pouvions dépasser par nous-mêmes.
Garde bien fermée.
Les commanditaires de cette opération ont dû avoir un moment de distraction, puisque les employés envoyés ont dû poireauter deux heures devant chez nous dans le froid, avant de repartir. Ces employés disent qu'ils ont consigne de revenir demain.
Sauvés par le gong ?
Mais cela ne nous garanti absolument pas que l'expulsion ne peut pas avoir lieu cette après-midi.
Que se passe-t-il dans les couloirs de la Mairie?
Y'a-t-il un pilote dans l'avion ?
Qui est le vrai arbitre du match ?
Encore une fois, nos exigences sont claires :
- nous passerons l'hiver ici, on crèvera de froid une autre fois.
- l'association Papier Gâchette ne sera pas expulsée avant son relogement, son matériel ne sera pas mis en danger par un assaut guerrier, ni abandonné dans un hangar vide.
Nous sommes dans les cordes, mais nous n'y sommes pas seuls.
Merci de votre soutien.
On reste en contact.





